Copenhague - les associations environnementales rencontrent le Ministre Magnette
2 décembre 2009
Thèmes :
Energie, climat
Documents :
177.4 ko
 
Copenhague - les associations environnementales rencontrent le Ministre Magnette Les différents partenaires du Conseil fédéral du développement durable (CFDD) ont participé ce mercredi matin à une table ronde avec le Ministre du Climat, Paul Magnette, en vue du Sommet de Copenhague. A cette occasion, le mouvement environnemental a rappelé ses revendications.

Pour le mouvement environnemental, le rendez-vous de Copenhague devra déboucher sur un texte légalement contraignant. Celui-ci pourra consister soit en un nouveau Traité, soit en un amendement significatif du protocole de Kyoto permettant d’y intégrer les éléments évoqués ci-dessous.

Les ONG environnementales considèrent que cinq mesures cruciales doivent être actées à Copenhague :

a. Fixer des objectifs ambitieux et contraignants de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour permettre de limiter l’augmentation globale des températures moyennes en-deçà de 2°C par rapport au niveau pré-industriel, seuil au-delà duquel la capacité à s’adapter de nos sociétés et des écosystèmes est fondamentalement remise en question. Cela signifie :
- atteindre collectivement un pic des émissions de gaz à effet de serre au niveau mondial entre 2013 et 2017 ;
- fixer un objectif de réduction d’au moins 40% des émissions des pays industrialisés d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990 ;
- réduire les émissions mondiales d’au moins 80% par rapport à 1990 d’ici 2050, ce qui implique une réduction des émissions des pays industrialisés d’au moins 95% ;
- fixer un objectif de réduction de 30% des émissions des pays en développement d’ici 2020 par rapport au business as usual, avec le soutien nécessaire en fonction des besoins ;

b. Fournir le soutien financier nécessaire aux pays en développement. Les ONG environnementales demandent que les pays développés s’engagent aux transferts technologiques nécessaires ainsi qu’à un soutien financier annuel d’au moins 115 milliards d’euros pour la période 2013-2017 afin de financer la réduction des émissions dans les pays non-industrialisés et l’adaptation de ceux-ci aux conséquences du réchauffement climatique. Ce montant comprend aussi la création d’un mécanisme d’assurance international pour aider les victimes des catastrophes climatiques ;

c. Définir un cadre qui encourage l’innovation, la coopération et la diffusion mondiale de technologies, et permettant de mettre en place des économies sobres en carbone dans le monde en développement ;

d. Réduire les émissions liées à la déforestation dans les pays en développement de 75% d’ici 2020 ;

e. S’occuper de manière urgente de l’adaptation aux impacts actuels et futurs des changements climatiques, en particulier pour les pays, les communautés et les écosystèmes les plus vulnérables.