Jeudi 13 décembre
En fin de journée du mercredi, après des dizaines d’autres pays, ce fut au tour de la Belgique, représentée par Evelyne Huytebroeck par délégation de Bruno Tobback, d’exprimer en quelques minutes en séance plénière sa vision politique de la situation en matière de changements climatiques. Le discours qui fut lu fut apparemment intensément travaillé - pour ne pas dire négocié - par les représentants de différentes compétences concernées, y compris depuis la Belgique. Un discours en phase avec le point de vue européen, et l’un des 3 rares à citer nominativement les Etats-Unis comme se devant de rejoindre le cortège des pays réellement engagés en faveur du climat.
Après un sympathique barbecue organisé hier soir à l’initiative de l’Ambasseur belge pour le climat pour la délégation belge, nous assistons comme chaque matin au debriefing de la journée précédente sous le pilotage du Ministre Tobback. La situation est critique, mais pas désespérée pour autant.
A noter que 3 pays font de l’obstruction de manière importante : les Etats-Unis, la Canada et le Japon. Avaaz.org, une ONG très active sur le Web (et aussi à la conférence) a lancé une pétition. En 12 heures, plus de 60,000 signatures ont été récoltées. Participez vous aussi à l’atteinte de l’objectif : 100,000 d’ici ce vendredi !
11h. Les Ministres Tobback et Huytebroeck reçoivent une délégation d’ONG. Présents : Inter-Environnement Wallonie, Bond Beter Leefmilieu, VODO et Oxfam. Un échange approfondi et intéressant au cours duquel les éléments clés qui restent en balance à ce stade des négociations et qui revêtent une importance particulière pour les ONGs furent abordés, notamment :
nécessité fondamentale de sortir de Bali avec une feuille de route organisant le travail pour aboutir à un accord sur le post-Kyoto en 2009, et nécessité d’aboutir à une expression collective quant à la vision pour le long terme : une réduction d’émissions de l’ordre de 25 à 40 % d’ici i2020 pour les pays industrialés, et un objectif à 2050 de réduction des émissions globales d’au moins 50%.
renforcement de moyens pour que les pays du Sud puissent faire face à leur adaptation aux changements climatiques,
renforcement de capacité, y compris en incitant la coopération au développement belge à s’y investir avec ses moyens actuels. Bruno Tobback eut ce mot probablement malheureusement juste : "pour y arriver, nous devons sans doute commencer par renforcer les capacités (de compréhension du sujet) chez nous".
importance cruciale de soutenir dès maintenant un transfert de technologies vers les pays du Sud, et de mettre en place un processus dans lequel des moyens considérables doivent être prévus pour permettre d’atteindre les objectifs de réduction d’émission à long terme.
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JY

