Mercredi 12 décembre, 10h.
Ma nuit la plus longue depuis mon arrivée reste courte : réveil à 05h45 pour donner un coup de main à la traduction en FR de la lettre quotidienne des ONGs envrionnementales.

Briefing à 07h30, en présence du Ministre Tobback, fraîchement arrivé.
Nous y apprenons les nouvelles de la nuit : travail harassant avec de nombreux bloquages. Les Ministres auront fort à faire pour arriver à dégager un accord.
08h00 Départ vers le centre de conférence. Attraper le programme du jour, le scanner pour y trouver les moments intéressants. Et vous écrire.
10h00 Voilà la séance officielle d’ouverture du segment ministerial de la Conférence. Je vous livre ici quelques (r)appels lancés par les personnalités de premiers plans que sont le président de l’Indonésie, le président du GIEC ou encore le Secrétaire général de la Convention, Yvo de Boer.
« Each one of us has to come back home and answers the question of our spouse et children : did make our best to find a solution. Let us produce a Bali roadmap. It is a time to say what me mean and mean what we say !”
“If we do not act, by 2020, between 75 and 250 million of people are projected to be exposed to increased water stress due to climate Change. By 2020, productivity of crops in Africa are likely to drop by 50 %”
“Acting to limit the global warming does not cost much : in 2030, it would represent less than 3 % of the global GDP. This would delay the increase of wealth in the world by … 1 year only”
“But remember, even if we act, the sea level rise will happen and reach between 0,4 to 1,4 m. We need to provide for adaptation”
“Failing to act will plunge the world in a global unstability era”.
“We face the greatest economic, social, moral and environmental challenge ever encountered”.
“We have no plan B. There is only one planet…”
L’essentiel est dit. Aux négociateurs ministériels de se jeter dans la bataille.
La journée se passe. Les discours de la centaine de Ministres se succèdent dans un continuum irréel. Certains portent des messages qui ne semblent pas en phase avec l’attitude de leur délégation.
Le verdic du Fossil of the Day tombe en fin de journée : le 1er prix est attribué aux USA pour leur attitude visant à bloquer toute une série d’avancées. D’apparence constructive la semaine passée, ils tentent maintenant d’affaiblir ou de rendre confus certains textes, et veulent éviter toute référence à un ordre de grandeur quant aux émissions à réduire (la fameuse fourchette de 25-40 % à l’horizon 2020). En particulier, ils ont brutalement refusé qu’un projet de décision en matière de transfert de technologies soit soumis aux Ministres, alors que chacun sait ici que c’est un sujet clé pour convaincre les pays en voie de développement d’aller de l’avant. Un sujet vieux de 15 ans et qui avait pourtant montré des signes de progrès important la semaine dernière.
JY

