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Je compense et je compare
Je compense et je compare

Je compense... mais je compare !

Pour compenser le solde entre nos émissions (réduites) et les 1,8 tonnes écologiquement admissibles, il est possible d’acheter des crédits d’émissions équivalents à ce solde.

Il existe de grandes différences de qualité et crédibilité entre les programmes de compensation de CO2 qui vous sont proposés sur le marché. Pas facile de s’y retrouver !

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Etude compensation CO2 Europe V2

Pour vous y aider, vous trouverez ci-joint une étude indépendante proposant un classement des programmes de compensation européens, sur base d’une série de critères repris dans la littérature.

Le classement qui en ressort est repris dans le document ci-joint.

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Classement compensation

En conclusion, Atmosfair et MyClimate arrivent en tête, les trois programmes belges (Climact, CO2Logic et CompenCO2) se classent fort bien juste derrière ceux-ci.

Au milieu du classement se trouvent ActionCarbone, ClimatCare, CO2Solidaire, TheCompensators et CNG GreenSeat.

Enfin ClimatMundi, CarbonFootprint, CarbonNeutral, TreesForTravel et Grow-a-Forest sont à éviter.

Pourquoi une comparaison des systèmes de compensations de CO2 ?

La compensation volontaire des émissions de CO2 devient très à la mode. En 2006, dans le monde, 13 millions de tonnes de CO2 ont ainsi été compensées, pour une valeur de l’ordre de 250 millions d’euros. Tant les grands événements sportifs que de prestigieuses conférences internationales se veulent « neutre en carbone ». Des particuliers, de plus en plus nombreux, calculent leurs émissions de carbone et désirent les annuler aux travers de programmes de « compensation volontaire ».

La fédération des associations environnementales souhaite attirer l’attention sur deux éléments importants, pour que les programmes de compensations volontaires puissent réellement apporter leur pierre à l’édifice de la lutte contre le réchauffement global du climat.

1) Rigueur, crédibilité et transparence : des nécessités trop peu rencontrées encore

Comme toute nouvelle activité économique, elle se montre prolifique et n’est pas encore soumise à des directives claires de la part d’autorités, par exemple publiques. Il s’ensuit qu’il existe de grandes différences dans les « produits » proposés par les différents opérateurs, que ce soit en terme d’estimation de la quantité de CO2 que l’on veut éviter (par exemple : qu’émet un vol A/R Paris –New York), en terme d’estimation du CO2 évité (par exemple : qu’est-ce que l’éolienne placée en Inde a réellement permis d’éviter ?), en termes de transparence des informations données au client, etc.

Ceci rend le choix du programme de compensation vers lequel se tourner particulièrement difficile. C’est pourquoi la présente étude a pour ambition de jeter un éclairage indépendant sur l’offre actuelle, à l’attention des consommateurs curieux.

Additionnellement, une telle étude a potentiellement un effet de stimulation sur le secteur pour l’aider à progresser, dans une saine dynamique d’émulation.

2) La compensation doit rester un outil de dernier recours !

Rappelons que pour le climat, et considérant l’augmentation de la population mondiale, l’augmentation légitime de niveau de vie d’une majorité de celle-ci, la première démarche doit être une réduction de nos émissions : la compensation ne peut être envisagée qu’ensuite, pour les émissions qui ne peuvent être évitées.

Si le mouvement environnemental observe avec intérêt l’émergence de la compensation volontaire, elle a en même temps une crainte : que cette manière d’agir donne bonne conscience à tous ceux qui ne sont pas prêts à adapter leur mode de vie, diminuant d’autant notre capacité collective à nous adapter aux enjeux environnementaux auxquels nous avons à faire face, que nous le voulions ou non. Le plus grand risque se situe peut-être davantage du côté des organisations plus que des individus, qui peuvent y voir une manière peu onéreuse de se donner une virginité environnementale, sans modifier aucunement leurs habitudes actuelles de production et de consommation.

Mais la compensation n’a de sens qu’en étant un outil complémentaire aux réductions propre : un outil de derniers recours.