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Parents, vous polluez vos enfants !
Karine Thollier  •  29 septembre 2011  •  Air

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La Semaine de la Mobilité était l’occasion rêvée pour découvrir quels impacts les déplacements domicile-école en voiture peuvent avoir sur la santé des écoliers.

C’est un fait : la plupart des parents déposent leurs enfants à l’école en voiture, même en ville. Il faut dire qu’à l’ère de la voiture de société et des journées bien trop longues, peu de choses nous encouragent à penser transports en commun, vélo, marche... Le début de la journée scolaire s’apparente donc souvent à un capharnaüm de véhicules mal garés, tous moteurs tournant, dans un rayon de moins de 50 mètres autour de la grille de l’école (souvenez-vous de cette chronique de la Pastèque Masquée).

Mais ce choix (car oui, cela reste un choix) n’est pas sans conséquence. Notamment, la qualité de l’air autour des écoles aux heures « de pointe » en pâtit. Au menu pour les enfants : composés organiques volatils (dont le benzène, cancérigène), oxydes d’azote nocif, dioxyde de soufre irritant, particules fines entrainant des problèmes respiratoires... Évidemment, ces polluants ne sont pas tous issus de la voiture des parents mais aussi de toutes celles qui circulent aux alentours de l’école. Reste que ce cocktail chimique n’est pas ce qu’on pourrait attendre de mieux comme qualité de l’air pour un enfant en pleine croissance et dont la consommation d’air est par conséquent plus élevée que celle d’un adulte.

En septembre, Test-Achat a effectué une série de mesures de qualité de l’air autour de 18 écoles rurales ou citadines, près d’un grand axe de circulation ou non . Les résultats sont clairs : comme par hasard, la pollution de l’air est plus intense en début de matinée puis vers 16h. Selon ces résultats, si les taux de composés organiques volatils restent en-dessous des seuils recommandés par l’Union européenne, il n’en est pas de même pour les oxydes d’azote et surtout les particules fines, pour lesquelles seules les écoles rurales restent encore en-dessous de la valeur recommandée ! Le supplément de circulation induit par les voitures des parents a donc bien une influence sur la qualité de l’air que respirent les enfants. En ce compris, hélas, les enfants qui viennent en transport en commun, à vélo ou à pieds…

Pour éviter d’exposer son enfant à des polluants, certains, mal avisés, seraient donc tentés de choisir une école rurale, sans axe de circulation important à proximité. Mais cela ne ferait que renforcer le problème global de qualité de l’air en augmentant les déplacements en voiture, empoisonnant donc d’autres enfants.
L’autre solution consiste à étudier les alternatives dont nous disposons pour ne pas augmenter la pollution autour des écoles. Cela va de simplement couper le moteur du véhicule à favoriser les déplacements en vélo ou à pied, avec un bénéfice additionnel pour la santé de tous. C’est aussi l’occasion de faire prendre de bons réflexes aux enfants pour qu’adultes, ils n’envisagent pas la voiture comme seul mode de déplacement possible... car il est certain qu’on devrait renvoyer certains adultes à l’école, en vélo bien sûr !

Extrait de nIEWs n°97,

la Lettre d’information de la Fédération.

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