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IEW demande l’interdiction des pesticides aux particuliers !
Alain Geerts  â€¢  Valérie Xhonneux  â€¢  23 mars 2015

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Alors que vient de s’ouvrir la huitième édition de la Semaine Sans Pesticides, le Centre International de recherche sur le Cancer (CIRC), en classant le glyphosate comme cancérigène probable pour l’homme, appuie la nécessité de développer les alternatives aux pesticides auprès des particuliers. IEW appelle dès lors les politiques à prendre leurs responsabilités et à interdire leur mise sur le marché.

Depuis 2010, la Belgique a décidé de restreindre la gamme de pesticides accessibles aux particuliers par l’instauration d’une scission des agréations. Par cette mesure, tous les pesticides identifiés comme toxiques, cancérigènes, mutagènes, toxiques pour la reproduction, etc. ne sont plus autorisés pour un usage amateur. Sur cette base, le célèbre RoundUp de Monsanto, dont la substance active est le glyphosate, demeure en vente libre : l’autorité estime de fait que ses effets sanitaires sont acceptables.

Mais la classification, ce vendredi, du glyphosate comme cancérigène probable pour l’homme par le Centre International de Recherche sur le Cancer pointe la faiblesse du système : l’évolution des connaissances scientifiques, mais aussi l’efficacité de travail de lobbying de l’industrie, amène à identifier les effets nocifs de certaines substances actives… après des dizaines d’années d’utilisation ! Cette situation ne peut perdurer car elle laisse planer une menace grave sur la santé humaine et sur l’environnement. Et c’est d’autant plus inquiétant que ce système d’évaluation pèche sur trois autres points :
- les effets liés à une exposition à long terme,
- les effets des interactions des substances actives et de leurs adjuvants,
- les effets conjugués avec d’autres polluants (effet cocktail) de manière générale.

Pour la Fédération Inter-Environnement Wallonie, il convient de considérer cette nouvelle classification comme un appel à l’action pour les autorités compétentes, qui doit se traduire à terme par une interdiction de mise sur le marché et d’utilisation de pesticides destinés à un usage amateur. La France s’est fixée cet objectif pour 2022, la Belgique doit suivre cet exemple ! Et cette demande est d’autant plus légitime que, comme en témoignent les activités nombreuses menées durant la Semaine Sans Pestides coordonnée par Adalia, les alternatives existent et sont efficaces !

Contacts :

Valérie Xhonneux, chargée de mission, 0472.47 64 19
Alain Geerts, attaché de presse, 0479.497.656